2014 : année de toutes les attentes



Nous voici au début d’une nouvelle année ; alors que chacun y va de ses vœux et de ses bonnes résolutions, 2014 se profile déjà comme une année marquante à plus d’un titre.

2014 : année électorale

Les élections de mai seront importantes puisqu’elles concernent à la fois les Régions, le Fédéral et l’Europe.  Les enjeux sont certes différents pour chaque niveau de pouvoir ? mais concernent tous notre vie quotidienne, que ce soit en termes sociaux, économiques, de démocratie, mais aussi de justice.

Au-delà des enjeux, quelques inquiétudes sont perceptibles : va-t-on connaître à nouveau des blocages comme en 2010 pour la constitution d’un nouveau gouvernement fédéral ? Et quelles en seront les conséquences sur les Régions ?

Serons-nous alors happés par des questions institutionnelles au détriment des transformations fondamentales à insuffler ?

On voit donc qu’il y a de nombreuses inconnues autour de ces élections avec un impact important sur les dossiers et les réponses aux enjeux décrits ci-dessus.

2014 : année d’application de la sixième réforme pour les Régions

Le transfert de compétences prévu par la sixième réforme va se concrétiser en juillet de cette année. Il faut pouvoir être prêt pour accueillir ces nouvelles compétences mais aller même au-delà et profiter de cette opportunité pour améliorer l’organisation de notre Région, pour mieux répondre aux besoins de la population bruxelloise. Il faudra que le nouveau gouvernement puisse relever les défis de cette réforme en concertation avec les acteurs de terrain et sans jamais perdre de vue l’intérêt premier qui est celui des Bruxellois.

2014 : année marquée par le socio-économique

La situation socio-économique est particulièrement préoccupante ; toujours dans l’onde de choc de la crise de 2007, les mesures d’austérité sont bien présentes : exclusion du chômage et ses conséquences désastreuses sur les CPAS, limitations de l’aide médicale urgente, soins de santé reportés…

Ce sont évidemment les plus fragilisés et les plus précarisés qui en font les frais, mais pas seulement : les classes moyennes ne sont guère épargnées.

Cette situation engendre une société repliée sur elle-même, qui cultive la peur de l’autre, de l’étranger ou du précarisé, devenus les réceptacles de toutes les frustrations… Délation, suspicion, climat sécuritaire en sont les corollaires, réduisant de fait la cohésion et la solidarité.

Face à cette situation, les changements de société doivent être profonds.

Je ne formulerai donc qu’un seul vœu pour 2014 : que les majorités au sortir de ces élections permettent de réaliser ces changements fondamentaux.

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