De l'opposition au traité trans-atlantique à la limitation du droit de manifester



Hier, les écologistes se sont joints aux syndicats, aux associations de défense des droits humains et de l’environnement pour dénoncer la méthode et le contenu de la négociation en cours autour du probable traité transatlantique. Les écolos dénoncent depuis longtemps ce traité qui vise des objectif de dérégulation, d’harmonisation par le bas de nos normes sociales, sanitaires et environnementales, en plus de la mise sous tutelle de nos démocraties européennes par une sorte de mécanisme imbuvable de tribunal arbitral où une multinationale pourrait attaquer un Etat qui contreviendrait par ses règles contre le principe de libre-échange.

Les raisons de la manifestation sont importantes à connaître, car nous devons tous nous mobiliser contre ce traité.

Hier donc, il s’agissait d’une manifestation de personnes pacifistes qui voulaient protester pour éviter la conclusion d’un accord pouvant amener à des dérives dangereuses et néfastes pour la population.

Et là, c’est la consternation : brutalités policières, arrestations avec colsons aux poignets, intervention d’auto-pompes, …


Comme le dit si bien Anne Herscovici :

« Mais que faisions nous bigre de tellement troublant, si ce n'est de manifester bien paisiblement pour dire notre refus d'un traité qui fera manger du poulet enrichi à l'eau de javel à nos enfants et mettra plus à mal encore les droits sociaux. Demander un débat public sur ces enjeux cruciaux : c'est cela notre crime? »

Nous avons très vite et de nombreuses fois interpellé le bourgmestre par rapport à la situation qui était en train de dégénérer, en demandant de rapidement faire cesser cette agressivité inutile. Aucun ordre n’a été donné dans ce sens.

La liberté de dénoncer et de manifester est une liberté importante pour laquelle de nombreuses personnes de par le monde sont emprisonnées ou perdent leur vie. Nous n’en sommes clairement pas là. Mais cet évènement nous rappelle que nos droits sont fragiles surtout en période de crise.

Je finirai comme dans un précédent article que j’ai écrit sur les droits des femmes : rien n’est jamais acquis. Il faut toujours rester vigilant et ne jamais baisser la garde. Il faut défendre nos droits et nos libertés, et les faire progresser.



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